C'est probablement l'une des questions les plus importantes qu'un propriétaire puisse se poser avant de vendre.
Et pourtant, c'est aussi l'une des plus mal traitées.
L'erreur classique : multiplier les mètres carrés
Imaginons une maison de 120 m².
Si le prix moyen local est de 3 100 €/m², certains propriétaires font immédiatement :
120 × 3 100 = 372 000 €.
Le problème ?
Cette maison n'est pas un produit standardisé.
Elle possède :
- une adresse ;
- un terrain ;
- une exposition ;
- un état ;
- une distribution ;
- un environnement ;
- un stationnement ;
- un DPE ;
- des prestations.
Tous ces éléments influencent la valeur.
Les 5 niveaux d'une vraie estimation
1. Le marché local
Quel est le niveau de prix actuellement constaté ?
2. Les biens concurrents
Que proposent les autres vendeurs ?
3. Les ventes réalisées
À quel niveau les acheteurs ont-ils réellement acheté ?
4. Les caractéristiques du bien
Quels éléments justifient une prime ou une décote ?
5. La stratégie
À quel prix lancer le bien pour générer suffisamment de demande ?
Attention à l'estimation trop haute
C'est une erreur fréquente.
Un vendeur pense :
« On peut toujours baisser après. »
Pas forcément.
Une annonce trop chère peut rester longtemps en ligne.
Et lorsqu'elle accumule les semaines sans offre, les acheteurs peuvent commencer à penser :
« Il y a un problème. »
Le bien devient alors plus difficile à vendre.
Attention également à l'estimation trop basse
L'inverse est évidemment problématique.
Un prix trop bas peut créer une vente rapide, mais au détriment du résultat financier.
L'objectif n'est donc ni :
le prix le plus élevé imaginable
ni :
la vente la plus rapide possible.
L'objectif est :
le meilleur résultat compte tenu du marché.